Trains à Besançon : Éric Alauzet interpelle la SNCF

Déjà en septembre 2018, Éric Alauzet alertait le PDG de la SNCF sur la réduction, année après année, de l’offre de TGV entre Besançon (en particulier la gare Viotte) et Paris, exemples précis à l’appui. Face à la baisse de fréquentation liée à la crise sanitaire, la SNCF vient d’annoncer une nouvelle réduction de son offre TGV. 

Si l’abaissement du niveau de service n’est pas la meilleure manière de reconquérir la clientèle perdue ou de conserver celle qui subsiste, on peut comprendre les contraintes financières conduisant à cette « suspension temporaire ». En revanche, Éric Alauzet regrette que la gare de Besançon-Viotte soit de nouveau touchée, avec les suppressions des directs aller de 6h37 et retour de 19h22. C’est pourquoi, il vient d’adresser un courrier au Président de la SNCF afin que soit étudiées les propositions alternatives permettant de maintenir ces liaisons directes entre Besançon-Viotte et Paris. 

En outre, échaudé par les diminutions de service, y compris de la gare Besançon-Franche-Comté au profit de correspondances à Dijon qui se multiplient en substitution des directs, il lui demande de confirmer que les suspensions seront bien provisoires et limitées dans le temps. 

Éric Alauzet rappelle au responsable national de la SNCF que les contribuables bisontins, par l’intermédiaire des collectivités locales, ont très largement participé au financement de la LGV Rhin-Rhône, sans pour autant bénéficier d’un gain de temps depuis le cœur de ville. Ils attendent de la SNCF d’une part un niveau de service à la hauteur des investissements qu’ils ont consentis et d’autre part le respect des promesses faites, comme le gain de temps des trajets et l’augmentation des liaisons quotidiennes. Et pas l’inverse, comme le trajet à 8h51 au départ de Besançon qui vous amènera à Paris à 15h01, soit une durée de… 6h10 ! 


Éric Alauzet a par ailleurs attiré l’attention de la Présidente de Région sur les dysfonctionnements trop fréquents que subissent au quotidien les usagers du TER des horlogers (Besançon-Morteau-Suisse) : informations déficientes, retards récurrents, suppression de trains, comme les TER de 18h27 ce mercredi 21 octobre et de 17h57 ce jeudi 22 octobre...un train supprimé par jour, ca commence à faire beaucoup ! Une amélioration du service est une nécessité afin de ne pas décourager les utilisateurs.

Il a également fait part de son interrogation face à l’interruption totale du trafic TER durant 8 longs mois de mars à octobre 2021. Certes, il s’agit de réaliser d’importants travaux et donc de pérenniser cette ligne, mais n’est-il pas possible de raccourcir les délais de fermeture en procédant par phasage et/ou travaux de nuit et permettre ainsi de maintenir partiellement la circulation des TER, en particulier entre les communes du plateau de Saône et de Besançon ? A défaut, ce seront des voitures toujours plus nombreuses Côte de Morre et voie des Mercureaux.


Si on veut que chacun privilégie les transports en commun plutôt que sa voiture, encore faut-il disposer de services fiables et de qualité. Force est de constater que ce n'est pas toujours le cas.