Semaine intense pour le climat et la biodiversité

Cette semaine a vu le climat et la biodiversité être sur le devant de la scène pour de bonnes comme pour de mauvaises raisons. Il nous faut prendre conscience, aussi bien dans nos vies quotidiennes que dans les institutions gouvernementales, que la Terre, avec toute la vie qu’elle recèle, est notre seul foyer.

Biodiversité

Besançon a remporté le titre de Capitale française de la biodiversité remise cette semaine par l’Agence Française de la Biodiversité (AFB) lors de la 8ème édition du concours du même nom. Elle était en concurrence avec 23 autres collectivité. Eric Alauzet s’est félicité de cette récompense « Bravo à toutes celles et tous ceux qui ont permis à Besançon d’obtenir cette récompense amplement méritée. Elle vient saluer le travail mené sur notre territoire en matière de qualité environnementale de nos espaces naturels, de la conception jusqu’à la gestion.
Besançon a dans son ADN la préservation de l’environnement. Logique donc d’y retrouver le siège régional de la DREAL et de l’ADEME et prochainement celui de l’Agence régionale de la biodiversité ! »

Climat

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a rendu public ce lundi son rapport consacré aux effets d’un réchauffement de 1,5 °C (par rapport à l’ère préindustrielle) des températures mondiales. Cette limite que 197 Etats s’étaient engagés à respecter fin 2015, lors de la COP 21, aura tout de même de graves conséquences sur la planète.

Quels enseignements dans ce rapport ?

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) des activités humaines sont la principale cause du réchauffement climatique. Ce dernier se produit à un taux de 0,17 °C par décennie depuis 1950. Ainsi, au rythme actuel, le monde connaîtrait une hausse de 1,5 °C de la moyenne des températures entre 2030 et 2052. En 2017-2018, nous avons déjà atteint 1 °C d’augmentation du mercure depuis l’époque préindustrielle. L’objectif de l’accord de Paris est donc de ne « gagner » que 0,5 °C maximum d’ici à 2100. Pourra-t-on y arriver ? Même si les Etats respectent leurs engagements pris à la COP 21, ce qui n’est pour l’instant pas le cas pour la majorité des pays, la planète se réchaufferait de 3 °C d’ici à la fin du siècle. Ce qui entraînerait des catastrophes irréversibles autant pour les humains que pour beaucoup d’autres espèces vivantes. Pour ne pas discréditer l’accord de Paris, le groupe intergouvernemental a envisagé des scénarios où l’on dépasserait les 1,5 °C, avant d’y revenir avant la fin du siècle. Cela nécessiterait le développement et l’utilisation à grande échelle de techniques de capture du CO2 pour produire ce qui est appelé « émissions négatives ». Seulement, pour l’instant, les technologies sont embryonnaires. Reste les forêts et les sols, et leur capacité à capter et garder le carbone.

Quelles sont les projections climatiques mises en avant ?

Un des principaux intérêts de ce rapport est qu’il compile les connaissances scientifiques sur les répercussions d’un réchauffement de 1,5 °C par rapport à 2 °C. Cela n’a jamais été fait auparavant. Même si on respecte l’accord de Paris, les territoires les plus vulnérables pourraient ne pas avoir le temps de s’adapter. C’est le cas des petites îles situées au niveau de la mer. Ce dernier devrait continuer à monter pendant plusieurs siècles. Et sous la surface, les océans subissent déjà des changements sans précédent. Des basculements pour certains écosystèmes devraient être observés dès + 1,5 °C. Les espèces dépourvues de capacité à se déplacer assez vite souffriront d’une importante mortalité. De même, il faudrait des millénaires pour lutter contre les changements dans la chimie océanique produits par l’acidification.

Dans un monde à + 1,5 °C, le changement climatique affectera tous les territoires, peu importe leur niveau de développement, mais spécialement les plus pauvres. Par ailleurs, déjà plus d’un quart de la population mondiale vit dans des régions où le thermomètre dépasse de 1,5 °C la température moyenne au moins une saison par an. L’hémisphère Nord souffrira le plus de la multiplication et l’intensification des vagues de chaleur. Les risques d’inondation et de sécheresse seraient aussi renforcés, touchant principalement l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie. Les cyclones tropicaux deviendraient plus violents.

Réaction d’Eric Alauzet sur Facebook

 

Quelles solutions sont favorisées ?

Bien que ce ne soit pas son rôle initial, le Giec présente certaines solutions pour respecter le + 1,5 °C. Ce chapitre est l’objet des principales crispations des Etats. Les Etats-Unis veulent mettre l’accent sur les techniques de capture de CO2, sur lesquelles ils sont à la pointe. Ils misent sur leur développement pour faire moins d’efforts de réduction des émissions de GES.

En outre, dans son rapport, le Giec souligne à plusieurs reprises la nécessité de réduire drastiquement la demande en énergie des bâtiments, de l’industrie et des transports. Les émissions de GES mondiales doivent quant à elles baisser de 45 % d’ici à 2030 (par rapport à 2010) et la part des énergies renouvelables pour l’électricité passer à 70 % – 85 % en 2050. Le rapport met aussi en lumière que la réduction de la pollution de l’air permet de limiter le réchauffement et d’améliorer la santé humaine, tout comme la qualité de l’environnement.

Crucial, un paragraphe est consacré à l’indispensable implication du secteur financier dans la lutte contre le dérèglement climatique.

Au niveau local : Le Doubs à sec

Tous l’ont remarqué : avec la sécheresse, le Doubs est à sec, de l’herbe pousse même dans son lit. Le record de 1962 est d’ores et déjà battu. Si ce phénomène n’était visible que sur les hauteurs du département en septembre, depuis mercredi 10 octobre c’est tout le département qui est en niveau 3 sécheresse dit niveau de crise. L’ensemble des départements de la Franche-Comté, hormis la la partie ouest de la Haute-Saône restée en niveau orange, a activité le niveau de crise. Cette situation exceptionnelle a pour cause la gravité inédite et la durée du phénomène de sécheresse qui dure depuis mi-juin. La canicule ayant accentué ce phénomène.

Réaction d’Eric Alauzet sur Facebook

Les prévisions météorologiques des prochains jours ne font pas apparaître l’arrivée de pluies suffisamment abondantes pour compenser ce déficit en eau. Les services de la Préfecture appellent  l’ensemble des usagers de l’eau et, notamment la population, à un comportement citoyen en réduisant les utilisations de l’eau qui ne sont pas indispensables.