Projet de poulailler à Flangebouche : la position d'Eric Alauzet

Suite aux manifestations contre l’implantation d’un poulailler industriel sur la commune de Flangebouche, le député Eric Alauzet a souhaité témoigner de son soutien aux opposants. 

Lors d'une rencontre avec le Secrétaire Général de la Préfecture du Doubs, Eric Alauzet a pu évoquer ce dossier sensible. Il faut préciser que ce projet n’est pas soumis à une enquête publique. Toutefois une consultation sur le site internet de la préfecture a permis d’alimenter la réflexion du service instructeur. Le projet est répertorié dans la nomenclature des installations classées par la protection de l’environnement (ICPE) et relève du régime du simple enregistrement. L’installation pourra faire l’objet d’un arrêté préfectoral d’enregistrement éventuellement avec prescription particulière ou d’un arrêté préfectoral de refus.


Eric Alauzet a souhaité s'exprimer sur ce dossier. C'est la raison pour laquelle un courrier a été envoyé aux manifestants de Flangebouche dans lequel il indique :

"Un élevage de ce type surprend à l’heure de l’essor des filières courtes, du manger mieux, du développement de la filière biologique ainsi que la sensibilité des citoyens au bien-être animal qui contribue à la qualité alimentaire. Je comprends et partage les inquiétudes des citoyens en matière d’impact environnemental, sanitaire ou encore le bien-être animal.

La pertinence de ce projet peut être remis en doute. La consommation importante de céréales qui induit ce projet ne pourra pas être produite sur place et devra être acheminée, générant ainsi des transports importants, en contradiction avec la logique de circuit court. De même le projet n’est pas en phase avec la logique de qualité et de marque de la zone AOP. Un choix plus pertinent pourrait se substituer à ce projet : moins d’animaux mais plus de valeur ajoutée en cohérence avec la zone AOP. Cela supposerait la mise à disposition de terres agricoles, à partager avec le pâturage pour les Montbéliardes, dans le cadre de la diversification.

Dès lors des exploitations plus petites, mieux réparties sur le territoire permettraient sans doute une meilleure intégration environnementale et une meilleure acceptabilité dans une logique économique plus intégrée.

Il faut insister sur la question du foncier agricole, particulièrement dans notre région. Un sujet qui soulève plusieurs questions, notamment celle de la préservation des terres à usage agricole ou encore celle de l’affectation de ces terres au risque de l’accaparement, par des investisseurs. 

Il serait utile de réaliser un inventaire de ses terres disponibles et d’en programmer l’allocation aux différents utilisateurs. 

Ce sujet sensible doit être discuté, débattu. Une solution pérenne doit être trouvée, afin d’éviter ce type de projet inadapté et hors sol, afin de garantir notre souveraineté alimentaire et un équilibre en production et consommation."