Eric Alauzet interpelle la SNCF sur le trajet Besançon/Paris

Il y a presque 7 ans, c’était le 11 décembre 2011, le TGV Rhin-Rhône était mis en service. Pour les voyageurs effectuant Besançon-Paris, c’était plus de trains et gains de temps. Cette amélioration du niveau de service était conforme aux investissements réalisés par les collectivités locales, et donc par les contribuables, pour réaliser la branche Est de la LGV Rhin-Rhône.

Or, on constate, année après année, une lente mais inexorable dégradation de l’offre de TGV entre Besançon et Paris.

 

Ainsi, depuis la suppression du TGV de 12H35 qui mettait Paris à 2h32, Besançon ne dispose plus de liaison satisfaisante en milieu de journée, soit entre 11h et 15h. Le train de 10h56 nécessite 2h43 pour rejoindre Paris, soit une durée supérieure à celle en vigueur avant la réalisation de la LGV (qui était de 2h28) ! Quant au train de 11h40, il faut compter plus de 4h pour rejoindre Paris !

Dans le sens Paris/Besançon, le premier TGV direct hebdomadaire de 6h23 a été déplacé à 6h49 et a vu sa durée allongée de 4 minutes, pour un total de 2h41, en arrivant à Besançon-Viotte à 9h30. Le samedi matin, le premier TGV de 6h53 a été décalé à 7h57. Il ne permet d’arriver à Besançon-Viotte qu’à 11h05, après 3h08 de transport.

Ces évolutions, outre qu’elles sont extrêmement pénalisantes pour les usagers et l’attractivité du territoire, donnent le sentiment désagréable d’un abandon progressif de l’ancienne capitale comtoise qui devra se satisfaire de services au raccroc, au gré des TER qui par chance pourront croiser une gare TGV à des horaires improbables.

Face à cette situation insatisfaisante, Éric Alauzet a alerté Guillaume Pépy, Président de la SNCF, lui demandant de mettre en œuvre des mesures correctives permettant à Besançon et son agglomération de conserver un niveau de service adapté aux besoins et respectueux des engagements pris en 2011.

Par ailleurs, Éric Alauzet a relayé auprès Guillaume Pépy les revendications de la Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports de la Région Bourgogne-Franche-Comté, et en particulier la suppression du TGV Strasbourg/Marseille via la ligne du Revermont (Jura).