Violences faites aux femmes : Réaffirmer l’importance de l’éducation des jeunes filles et des jeunes garçons

Communiqué EELV

Malala Yousafzai, jeune fille pakistanaise se bat depuis 5 ans pour le droit des filles à aller à l’école. Elle dénonce les violences des talibans qui, après avoir pris le contrôle de la vallée de Swat en 2007, incendient les écoles pour filles et assassinent leurs opposants. Malala a frôlé la mort pour ce combat pour le droit à l’éducation.

Et cette année, Malala, du haut de ses 17 ans, vient de recevoir le prix Nobel de la paix. Au Pakistan, au Nigéria, les extrémistes empêchent les jeunes filles d’étudier : ce n’est pas pour rien ! L’éducation des filles est primordiale dans la lutte contre les violences et pour l’émancipation des jeunes filles et des femmes.

En Turquie, le président de la République, Recep Tayyip Erdogan affirme qu’on ne peut traiter hommes et femmes également parce que c’est « contre-nature ».

En France les Abécédaires de l’égalité filles-garçons ont suscité beaucoup de remous et oppositions.

Il y a un point commun central à ces situations de gravité et niveaux et différents : refuser à l’éducation le rôle de promouvoir l’égalité entre filles et garçons d’abord, entre femmes et hommes ensuite.

A l’occasion du 25 Novembre, Journée internationale contre les violences faites aux femmes, EELV a réaffirmé l’importance de l’éducation des jeunes filles et des jeunes garçons, en France et partout dans le monde.  Savoir lire et écrire, décrypter l’information surabondante, apprendre l’égalité, être éduqué-e-s à la sexualité, composante de la construction de la personne, etc. contribue à lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Rappelons que si les cas à l’étranger de violences envers les femmes émeuvent beaucoup l’opinion française, celle-ci est moins sensible à ces femmes qui meurent sous les coups de leurs conjoints : une tous les trois jours.

EELV apporte tout son soutien à toutes les associations féministes tel que le Planning Familial, les CIDFF, les associations LGBT et d’éducation populaire qui interviennent chaque année auprès du public jeunes dans les écoles, maisons de quartier, activités péri-scolaire et qui participent par ces actions de préventions à la lutte contre les violences faite aux femmes.

EELV apporte aussi son soutien à toutes les mesures allant vers une meilleure prise en compte des violences faites aux femmes en France comme le propose la Garde des Seaux Christiane Taubira, et enjoint les femmes qui souffrent de ces violences à porter plainte et les pouvoirs publics à faciler ces dépôs de plainte. La reconnaissance publique de ces violences et de leur ampleur est la première étape nécessaire et indispensable au combat contre ces violences.

 

Rapport et Plan

A noter également la publication d’un rapport de trois professionnels de santé remis à Marisol Touraine et Pascale Boistard un rapport visant à définir un « protocole national pour l’amélioration de la prévention et de la prise en charge des femmes victimes de violences ». Des propositions qui devraient se traduire par des annonces ministérielles.

Rapport ci-dessous.

Chaque année, en France, plus de 216 000 femmes de 18 à 59 ans sont victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire. 86 000 femmes indiquent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol, et seules 10% d’entre elles déposent plainte.

Le gouvernement a fait de la prévention et de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité. Le 4ème plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016) présenté en novembre 2013 a fixé trois priorités :

-organiser l’action publique autour d’un principe : aucune violence déclarée ne doit rester sans réponse ;

-protéger les victimes : assurer leur mise à l’abri et un accompagnement spécifique ; -sensibiliser la société : les violences faites aux femmes ne doivent plus être ni une fatalité ni un tabou.

http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/

Plan ci-dessous.