Vaccins : une nécessité de transparence

Les amendements concernant les vaccins déposés par le groupe écologiste dans le projet de loi santé présenté par Marisol Touraine ont soulevé deux questions. D’une part, l’impossibilité de trouver sur le marché des polyvaccins contenant les seules valences obligatoires et d’autre part, celle de l’absence de vaccins non adjuvés avec de l’aluminium.

 

A ce stade, ces amendements n’ont reçu le soutien ni du Gouvernement, ni de l’Assemblée nationale (cf. compte-rendu des débats, ci-dessous)

 

Vaccins – Amendements écolo – PJL santé.pdf

 

Pourtant, comment admettre que, depuis le retrait du DTP il y a quelques années, il ne soit pas possible d’effectuer la primo-vaccination des enfants en leur injectant uniquement les valences obligatoires ? (en revanche, les rappels sont possibles avec le Revaxis). Autrement dit, pour assurer cette vaccination obligatoire, nos enfants se voient administrer une, deux, voire trois valences complémentaires dans le même vaccin ; il s’agit, en plus de la diphtérie, du tétanos et de la polio, du vaccin contre la coqueluche, l’hémophilus influenzae et l’hépatite B.
Si l’administration ne parvient pas à populariser la généralisation du vaccin avec ces trois dernières souches, ce n’est pas par des méthodes de vaccination forcées voire sournoises, qu’elle réconciliera les familles avec la vaccination. Au Danemark, la vaccination n’est pas obligatoire et le taux de vaccination est très élevé. Le récent avis du Conseil constitutionnel, tout en condamnant une famille qui avait refusé les vaccins obligatoires, a jugé que cette même obligation était discutable. A l’inverse, si les familles choisissent de faire administrer l’ensemble des vaccins à leurs enfants, il est préférable de le faire avec une seule injection car cette forme réduit la quantité d’adjuvant.
A propos d’adjuvant justement, la controverse est loin d’être tranchée sur la responsabilité possible de l’aluminium dans la survenue de la myofasciite à macrophage, maladie qui provoque des troubles neuromusculaires et une invalidité progressive.
En effet, depuis quelques années, l’aluminium a remplacé le sulfate de calcium, adjuvant qui composait le vaccin depuis des décennies (la totalité des adultes ont été vacciné dans ces conditions) ; et une suspicion pèse sur ce nouvel adjuvant.
Or, il est difficilement acceptable que la raison de ce changement puisse résider dans le fait que le vaccin historique générait des réactions cutanées. En effet, si ces réactions étaient soi-disant « fréquentes » – ce que je n’ai jamais constaté en tant que médecin -, il n’est pas sérieux de comparer des réactions cutanées à court terme et relativement bénignes avec des pathologies chroniques sévères à long terme. En revanche, on peut admettre que l’aluminium conférerait une plus grande longévité au vaccin en permettant des rappels tous les 20 ans, au lieu de tous les 5 ans avec le phosphate de calcium.

 

Quoiqu’il en soit, la recherche doit être poursuivie pour trancher la controverse.