Un nouvel élan pour une société plus inclusive et une citoyenneté effective

Lors de cette première réunion du comité interministériel du handicap depuis sa création en 2009, le 25 septembre, le gouvernement a marqué « sa volonté de faire vivre en matière de handicap un pilotage interministériel au plus haut niveau de l’Etat à travers la mobilisation de l’ensemble des membres du gouvernement ».

La feuille de route gouvernementale qui en est issue se donne ainsi pour objectif « de définir un nouvel élan, une nouvelle dynamique de la politique du handicap pour une société plus inclusive et une citoyenneté effective des personnes handicapées ». « Avec la volonté de lutter contre toutes les formes de discrimination et de faire advenir une égalité réelle, concrète ».

Une conférence  nationale du handicap est programmée en 2014 et fera un premier bilan des engagements pris par le comité.

 

Le Comité Interministériel du Handicap a été installé par décret en 2009 mais ne s’est jamais réuni depuis. Sa tenue constitue un temps fort de l’action gouvernementale en matière de handicap puisqu’il est « chargé de définir, coordonner et évaluer les politiques conduites par l’Etat en direction des personnes handicapées ».

Il rassemble autour d’une même table et d’un même objectif l’ensemble des ministres concernés par la politique du handicap. Une politique du handicap ne peut, en effet, se résumer à une politique spécifique, bien au contraire c’est dans chaque politique ministérielle que l’enjeu du handicap doit se décliner. Le CIH acte des décisions, donne une perspective et trace une feuille de route en fixant des mesures dont l’échéance est variable : certaines mesures sont déjà mises en place, d’autres rythmeront les toutes prochaines années.

Le Comité Interministériel du Handicap s’inscrit dans la continuité de certaines mesures déjà prises par le Gouvernement telles que la prise en compte des besoins des personnes handicapées dans les conditions d’âge des emplois d’avenir ou des contrats de génération, l’adoption du troisième plan autisme ou encore la décision de professionnaliser l’accompagnement des jeunes handicapés.

 

Quatre priorités pour le comité interministériel du handicap

1 – La jeunesse car c’est l’objectif premier donné par la Président de la République : offrir à toute la génération qui suit une vie meilleure ;

2 – L’emploi qui est un combat à mener en mobilisant tous les acteurs, toutes les énergies. Accéder à un emploi, c’est reconnaître les compétences et aptitudes d’une personne, et cette reconnaissance revêt une importance particulière pour les personnes handicapées, pour conforter leur place dans notre société ;

3 – La justice pour tous à travers l’ambition de l’accessibilité : la reconnaissance de la place des personnes handicapées renvoie également à l’exercice de leur citoyenneté, qui doit être respecté. Or, aujourd’hui, se déplacer, avoir accès aux services publics comme privés comme tout un chacun relève encore trop du parcours du combattant. Lever les obstacles qui existent aujourd’hui constitue une priorité pour le gouvernement ;

4 – La connaissance du handicap, le dépistage, l’accès aux soins et l’accompagnement médico-social.

 

Un impératif : l’accessibilité

Le comité et le gouvernement ont rappelé l’impératif de « se donner les moyens de réussir la mise en accessibilité du cadre bâti, de la voirie et des transports ».

L’accessibilité est la condition sine qua non de l’égalité, et à ce titre une priorité du Gouvernement. Le retard accumulé depuis 2005 compromet le respect de l’échéance de 2015. Ce constat lucide n’est pas un renoncement ; il appelle au contraire une mobilisation inédite. Un pilotage volontaire, un meilleur dialogue entre les parties prenantes et le dépassement des points de blocage liés à la méconnaissance ou l’inadaptation de certaines normes seront les clés du succès de cette mobilisation.

  • Une large concertation jusqu’en janvier 2014 avec l’ensemble des acteurs concernés, sous la présidence de Claire-Lise Campion, sénatrice de l’Essonne et auteure du rapport « Réussir 2015 », et pilotée par la déléguée ministérielle à l’accessibilité,
  • Des agendas d’accessibilité programmée pour permettre aux acteurs privés et publics de s’engager sur un calendrier précis et resserré de travaux d’accessibilité,
  • Une adaptation des normes d’accessibilité pour mieux prendre en compte tous les handicaps, l’évolution des techniques et les contraintes des opérateurs,
  • Une structure permanente d’échange au sein de l’Observatoire interministériel de l’accessibilité et de la conception universelle,
  • Le recrutement de 1000 ambassadeurs de l’accessibilité à partir de 2014 pour intervenir auprès de tous les acteurs, les commerçants comme les petits collectivités, pour les sensibiliser et les orienter dans leur démarche d’accessibilité,
  • Une campagne de communication interministérielle en 2014 et en 2015,
  • Des outils adaptés de la Caisse des Dépôts et Consignations et de Bpifrance pour accompagner les acteurs publics et privés dans le financement de leurs opérations d’accessibilité,
  • Une politique immobilière de l’Etat au service de l’accessibilité.

Les décisions du comité interministériel du handicap