Nouvelle délimitation des Régions : « une chance et un risque ».

L’Assemblée nationale, après le Sénat, a examiné cette semaine en première lecture, le projet de loi sur la délimitation des régions et la modification du calendrier électoral dans le cadre de la réforme territoriale.

 

Éric Alauzet, présent dans l’hémicycle depuis le début des débats, a souhaité réagir et est intervenu dans l’hémicycle en discussion sur l’article 2.

La question des compétences sera traitée dans un second projet de loi étudié « plus sereinement » à l’automne au Parlement. Au-delà des découpages ce sera, pour le député, l’enjeu principal de la réforme.

La réforme, une chance de créer de nouvelles solidarités entre des régions

« La chance c’est la possibilité de créer de nouvelles solidarités entre des régions qui se considéraient jusque-là principalement comme des concurrentes ».

« Le regroupement entre deux régions apportera non seulement des économies fonctionnelles ou d’échelle mais conduira également vers : un aménagement du territoire plus harmonieux, des partages d’équipements qui peuvent renforcer les identités ou encore des synergies en terme économiques, de recherche, d’enseignement supérieur, de santé… ».

Des amendements sur le chef lieu de région

C’est dans cet objectif et en concertation étroite avec la Présidente de Région Franche-Comté, Marie-Guite Dufay et le Maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, Éric Alauzet, a défendu des amendements sur la question du chef-lieu de région et celle du « poids » des anciennes régions, dont deux amendements déposés également de façon similaire par Barbara Romagnan.

Voir article – Communiqué de presse : http://ericalauzet.eelv.fr/communique-deric-alauzet-garantir-un-equilibre-du-territoire-et-repartir-les-fonctions-metropolitaines/

Le risque à assurer les solidarités sociales et territoriales : ouvrons le débat des compétences

Mais si c’est une chance, le député EELV du Doubs, souhaite prévenir d’un risque par ailleurs  par rapport aux disparitions programmées des Conseils généraux, tout en soutenant cette réforme : « c’est le risque d’éloignement et la difficulté à assurer les solidarités sociales et territoriales dont les Conseil généraux sont les garants. Je pense bien entendu à l’action sociale des Départements sur les questions de vieillissement, de handicap, de l’enfance en danger ou encore du chômage avec le RSA. Je garde à l’esprit également l’assistance technique indispensable que les Conseils généraux apportent aux communes dans les domaines de l’aménagement, de l’eau, entre autre. Il faut donc se concentrer sur ces deux questions. (…) Les Régions doivent-elles assumer un rôle stratégique dans l’action sociale ? Il s’agit sans doute d’une hypothèse à étudier. Et si cette compétence est dévolue aux intercommunalités, à partir de quel niveau auront-elle les reins assez solides pour endosser ce rôle ? ».

Après le découpage, il faut engager concrètement le débat des compétences !

 Article : http://ericalauzet.eelv.fr/quy-a-t-il-dans-le-premier-projet-de-loi-sur-la-reforme-territoriale/