La Loue : Eric Alauzet au côté des pêcheurs

Sur l’invitation de la Fédération départementale de pêche du Doubs, Eric Alauzet a participé vendredi 26 juillet à une pêche électrifiée sur la Loue à hauteur de Rurey. Cette pêche s’inscrit dans la réalisation d’un série d’inventaires piscicoles, faisant suite au premier volet organisé en 2012, dans le cadre du programme de recherches universitaires sur la Loue, afin de déterminer l’évolution de l’état de santé de la rivière.

Ces inventaires ont été réalisés successivement sur 6 stations échantillonnées de Cléron à Quingey. La méthode retenue pour évaluer la population de poissons en présence et leurs caractéristiques (nombre d’espèces, âge, taille des spécimens, etc.) repose sur la réalisation d’un inventaire exhaustif en réalisant 3 passages de pêche sur la même station. Ceci implique des moyens humains et logistiques conséquents, étant donné la largeur du cours d’eau et le dispositif déployé : la pêche est réalisée à l’aide d’anodes (arcs électriques qui attirent le poisson) et d’épuisettes, les spécimens attrapés sont récupérés dans des gros conteneurs, ils sont ensuite ramenés sur la berge, légèrement anesthésiés avant d’être mesurés et pesés, puis ils sont relâchés, sur le principe de la pêche « no kill ».

Les acteurs de cette évaluation ont répondu présents : l’Université de Franche-Comté, l’AAPPMA25, et l’ensemble des fédérations voisines (Bourgogne, Alsace).

Les mesures réalisées lors de cette journée doivent alimenter les études actuellement en cours sur la recherche des déterminants à l’origine de la dégradation très inquiétante de la qualité de l’eau de la Loue depuis plusieurs années. La recherche des pathologies présentes chez les poissons et l’étude de l’évolution de la population des espèces traditionnellement les plus présentes dans le cours d’eau (truites fario, ombres, chabot, etc.) devraient donner des indices aux chercheurs quant aux types de polluants responsables de ce sinistre écologique. Cette recherche pluridisciplinaire interroge notamment le rôle des facteurs anthropiques dans cette forte dégradation de la qualité de l’eau. Selon l’ONEMA, « elle serait la conséquence d’une modification et d’une augmentation de certaines activités humaines, sans qu’il soit possible actuellement de les hiérarchiser : pollutions domestiques, pratiques agricoles, industrie du bois, pratiques de la pêche, urbanisation… ».

Lien vers le reportage de France 3 Région :

Il devient urgent de changer nos habitudes et de réorganiser nos modes de production agricole et industriel, pour le bien de tous, pour notre santé, et pour que l’environnement dans lequel nous vivons soit préservé pour les générations futures.