Financement de la réforme des rythmes : le gouvernement donne raison aux écologistes

Vendredi l’Assemblée nationale a voté à une large majorité le maintien du fonds d’amorçage qui aide les communes à financer la réforme des rythmes scolaires.

C’est une bonne nouvelle.
En cette période de difficultés économiques et alors que les dotations aux collectivités s’apprêtent à diminuer, maintenir le périmètre actuel du fonds d’amorçage est un minimum. La décision gouvernementale de revenir sur la disposition du PLF visant à ne conserver que la part majorée va donc dans le bon sens et rejoint les demandes des écologistes. Plus encore, Barbara Pompili, accompagnée de Paul Molac et d’Isabelle Attard, députés écologistes à la commission élargie, a demandé que ce fonds soit non seulement maintenu mais aussi pérennisé. Eric ALAUZET avait alerté du fait que l’arrêt de l’accompagnement financier de l’Etat des communes engagées sur de nouveaux temps périscolaires n’était pas compatibles avec l’ambition donnée à la réforme des rythmes, relayant à cette occasion notamment la position exprimée par le maire de Besançon à l’attention des parlementaires.
Pour que la réforme des rythmes puisse réellement bénéficier aux élèves, les activités périscolaires proposées doivent présenter un réel intérêt pédagogique.
Dès 2013, lors des débats sur la Refondation de l’école, Barbara Pompili avait déjà défendu la mise en place de projets éducatifs de territoire (PEDT) qui ont le mérite de mettre tous les acteurs autour de la table et de créer un véritable lien entre activités scolaires, périscolaires et extrascolaires. L’expérience montre que la mise en place de PEDT favorise grandement la réussite de la réforme des rythmes.
C’est pourquoi elle est intervenue publiquement lors de la réunion de la commission des affaires culturelles et de l’éducation pour demander de conditionner l’aide financière à la mise en place d’un PEDT. Cette condition doit permettre de mieux garantir l’intérêt pédagogique des activités proposées et empêcher certains comportements abusifs – et heureusement marginaux -de communes touchant des aides mais ne mettant en place que de la simple garderie. Les petites communes bénéficieront de l’assistance nécessaire pour mettre en place ce dispositif. Les demandes portées de longue date par les écologistes sont aujourd’hui entendues. 
Les députés écologistes continueront à être force de propositions :
  • pour plus d’innovation et de liberté pédagogique,
  • pour l’ouverture de l’école sur l’extérieure,
  • pour une éducation partagée
  • et pour un système qui rend l’élève acteur de son parcours et qui prend en compte les besoins de chaque élève.