Eric Alauzet : « Ce qui est devant nous c’est la révolution énergétique, une chance exceptionnelle pour nos territoires ».

Ecotaxe, transition énergétique, économie, statut des intermittents,… les sujets de la semaine ne manquaient pas au journal du 19-20 de dimanche sur France 3 Franche – Comté où était invité à réagir à l’actualité Éric Alauzet, député du Doubs.

Les deux sujets du jour étaient présentés en première partie.

 

Péage de transit Poids lourds

Il a ainsi été question de l’annonce par Matignon du remplacement par l’écotaxe d’un « péage de transit poids lourds » et le retard en implantation de parcs éoliens dans la région à l’occasion des annonces sur la transition énergétique et notamment de la réduction par deux la consommation globale d’ici 50

Le « Péage de transit poids lourds » devrait concerner les camions de plus de 3,5 tonnes, et un total de 4 000 km de routes contre les 15 000 prévus initialement, dont la RN 83  en région Franche-Comté. Un des problèmes posés pour les écologistes par l’ « écotaxe » revu est le montant estimé des recettes pratiquement divisées par deux alors qu’elles devaient permettre des investissements et la modernisation des infrastructures. Éric Alauzet espère comme le Premier ministre l’a annoncé une contribution complémentaire des Sociétés Autoroutières.

 

Transition énergétique

Puis un  reportage a illustré le retard en implantation de parcs éoliens dans la région à l’occasion des annonces sur la transition énergétique et notamment de la réduction par deux la consommation globale d’ici 2050.

Le député veut retenir « l’engagement historique depuis plusieurs décennies des écologistes pour arriver à cette transition énergétique ; il y a eu la révolution industrielle, la révolution informatique et ce qui est devant nous c’est la révolution énergétique cette une chance exceptionnelle pour nos territoires, pour les artisans, les industriels, la recherche et de l’innovation sur le développement des énergies renouvelables, c’est un chantier ouvert ».

« Il y a beaucoup d’expériences avec le vent, le bois, le soleil, l’hydro-marin et cela va être une palette extrêmement étendue de technologie et de chances pour nos territoires ».

« Une des questions cruciales de ce débat que l’on va avoir c’est les modes de financement, il nous faut absolument qu’on arrive à trouver des systèmes de financement qui permettent d’anticiper les  économies que l’on va faire et de les injecter en amont en investissement sans que cela pèse trop lourd sur les familles ni sur les industriels et c’est donc avec les banques des systèmes de garantie bancaire qu’il faut trouver».

La deuxième partie revenait en zapping sur les sujets de la semaine.

 

Alstom

Eric Alauzet a pu commenter la reprise d’Alstom par Général Electric en rappelant sa réaction de la veille, à savoir à la fois se féliciter « de la création d’un grand groupe énergétique et le chemin parcouru ces cinq dernières semaine avec des alliances et une entrée dans le capital de l’Etat, donc c’est solide mais de l’autre côté le secteur transport qui se trouve un peu isolé et cela reste un problème dans la concurrence internationale ».

 

Finances et économie

Sur le projet de loi de finances rectificative : « C’est l’équilibre qu’il faut trouver, le chemin est étroit , c’est impératif de faire des économies pour rembourser la dette qui s’est accumulée depuis trente ans qui plombe notre économie et à cause de la dette on perd des emplois et de l’autre côté il faut faire attention à ne pas ralentir fortement notre économie comme c’était le cas dans les apys du sud de l’Europe, donc  il faut continuer à injecter de l’argent » et par exemple « les 500 euros qui seront apportés aux contribuables les plus faibles sur leurs cotisations sociales l’année prochaine et cette année les économies d’impôts de 300 à 750 euros. »

« J’ai toujours eu ce discours de faire des économies mais de faire payer la dette à ceux qui ont des créance de dettes avec de gros intérêt à ceux qui font de l’optimisation fiscale dans les grandes entreprises … ma bataille est là c’est de faire payer la dette pas par les plus modestes mais par ceux qui ont le plus d’argent, tout simplement ».

 

Intermittents du spectacle

« Vu les conditions des négociations, vu le travail parlementaire fait pendant des années qui donnent des pistes n’ont pas été du tout prises en compte », pour le parlementaire « le gouvernement ne doit pas agréer la nouvelle convention d’assurance chômage pour les intermittents du spectacle. Il faut remettre tout à plat ».

 

 

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