Dette des États de la zone euro : «Appeler à une solidarité européenne renforcée »

Éric Alauzet a participé en séance publique à la discussion de la proposition de résolution européenne de Nicolas Sansu, député GDR, et plusieurs de ses collègues, relative à la dette souveraine des États de la zone euro.

 

Le député a salué cette initiative importante, sur un sujet crucial, qui appelle un débat éclairé et approfondi : « La nécessité pour les États de réduire le déficit constitue sans aucun doute un impératif, tant la dette asphyxie les pays et mine l’action publique. C’est bien la dette qui génère l’austérité, même si l’austérité peut aggraver la dette ».

« La baisse et le contrôle de la dépense ainsi que la réalisation d’économies sont incontournables. Cependant, il faut mener cette politique en évitant les excès qu’ont connus les pays du sud de l’Europe et en mettant en œuvre des moyens complémentaires pour équilibrer les comptes publics et réduire les déficits ».  « Il convient d’éviter les excès pour ne pas paralyser l’action publique, ce qui aurait de graves conséquences sur l’activité économique, la transition écologique, l’inclusion sociale et le chômage ».

Il a rappelé dans le débat, qu’il ne fallait pas oublier « le problème de la répartition inéquitable des richesses causée par des politiques fiscales qui ont amputé les recettes des États. L’un n’empêche pas l’autre ». « II ne fait aucun doute que nous devons sortir de cette spirale infernale qui revient à transférer à nos enfants le règlement de nos dépenses actuelles ».

 

Les écologistes partagent en grande partie les propositions que le député GDR a faites (organisation d’une conférence européenne sur la dette, mise en place d’une taxe sur les transactions financières reposant sur une assiette élargie, plan d’investissement,…), tout en souhaitant soulever « une ambiguïté sur la notion d’austérité » et regrettant un manque dans l’analyse de la situation : « la nécessité de prendre en compte le fait que, malgré les dépenses publiques et les épisodes de relance, une croissance forte n’existera plus ».

Et, pour les écologistes, cette proposition de résolution aborde insuffisamment un certain nombre de solutions possibles pour résorber la dette : la solidarité au sein de l’Union européenne, la question de l’illégitimité de la dette, et le renforcement des recettes des États.

 

En conclusion, le député du Doubs a donné la position de l’abstention du groupe sur ce texte : « Si nous en partageons une grande partie des propositions, elle nous paraît incomplète et, par certains aspects, ambiguë. Notre assemblée doit appeler à une solidarité européenne renforcée et à une véritable réflexion sur la résorption de la dette et le fonctionnement de l’économie dans une société à faible croissance ».

 

Intégralité de l’intervention

SEANCE PUBLIQUE 7 MAI DETTE SOUVERAINE EURO – INTERVENTION ERIC ALAUZET.pdf