ALSTOM : « Promouvoir un nouveau modèle énergétique en Europe »

Dans un communiqué de presse, Eric Alauzet a réagi à l’annonce du gouvernement concernant Alstom.

L’Etat entrerait au capital à hauteur de 20%, et formerait une alliance avec General Electric avec la constitution d’une « coentreprise spécifique dans la vapeur et le nucléaire », où la répartition de capital sera de 50-50. Cette alliance serait « garantie par l’arrivée de l’État aux commandes d’Alstom », via le rachat des deux tiers de la participation de Bouygues, qui permettrait à la France d’exercer une « vigilance patriotique », a annoncé le ministre de l’Économie.

 Besançon , le 21 juin 2014

Éric ALAUZET, député du Doubs, est intervenu à plusieurs reprises sur le devenir d’Alstom (Question au Gouvernement, courriers auprès du ministre de l’économie et du redressement productif, interventions en commission auprès des dirigeants, rencontre avec les syndicats …).

Aussi, pour le député du Doubs « l’annonce hier du Gouvernement d’une alliance possible entre Alstom et Général Electric traduit le chemin parcouru ces dernières semaines alors que notre fleuron industriel était à la veille d’un rachat sec par l’industriel américain ».

Eric Alauzet souhaite rappeler qu’avec les écologistes, « ils ont soutenu l’engagement du Gouvernement dans la recherche d’une meilleure solution. « La participation de l’Agence de participation financière de l’État constituait une de nos priorités, c’est chose faite ; comme celle d’une alliance qui éloignerait le spectre d’une perte totale de contrôle par la France sur son destin énergétique au moment où le Gouvernement vient de présenter son pré-projet de loi sur la transition énergétique.  La création de  trois co-entreprises et le maintien du centre de décision en France constituent également des points positifs ».

« Reste néanmoins une interrogation et une crainte quant à la branche transport/ferroviaire – on pense particulièrement au site d’Ornans et aux deux sites de Belfort – qui pourraient se trouver « orphelins » en perdant le soutien de ce grand groupe et être par conséquent affaiblis dans la concurrence internationale pour se positionner sur les grands marchés mondiaux nécessaires à leur avenir. C’était une des craintes déjà exprimée début mai auprès du ministre, elle reste d’actualité ».

« Cette question, comme celle des outils industriels au service de  la transition énergétique requièrent une mobilisation de l’État et de l’Europe pour promouvoir concrètement un nouveau modèle énergétique. Ce que nous appelons un « airbus de l’énergie » à l’échelle  européenne doit plus que jamais resté dans l’œil du viseur».

Eric ALAUZET, Député du Doubs