« Adolescents en France : le grand malaise ! » et « Les enfants de la récession », deux rapports de l’UNICEF

Le 20 novembre est la Journée internationale des Droits de l’enfant.

Le député Eric ALAUZET suit particulièrement les actions de l’UNICEF et l’an dernier il avait pu participer à la conférence de conclusion de la première consultation des enfants et des adolescents organisé en France.

Pour la deuxième année consécutive, l’UNICEF France a organisé cette consultation des 6-18 ans et en publie son rapport « Ecoutons ce que les enfants ont à nous dire » portant sur le grand malaise des adolescents en France.

Deux principaux enseignements s’en dégagent : les enfants en situation de privation cumulent les difficultés en matière d’intégration sociales ; plus du tiers des participants (11 232 enfants et adolescents) est en situation de souffrance psychologique et cette proportion augmente avec l’âge.

Rapport complet ci-dessous.

Autre rapport, cette fois du Centre de recherche Innocenti de l’UNICEF aborde « l’impact de la crise économique sur le bien-être des enfants dans les pays riches ».

Ce 12ème rapport, « Les enfants de la récession », classe les 41 pays de l’OCDE et de l’Union européenne selon l’évolution du taux de pauvreté des enfants entre 2008 et 2012. Cette étude comparative montre que 2,6 millions d’enfants ont plongé sous le seuil de pauvreté dans les pays de l’Union européenne. En France, nous dénombrons 440 000 enfants pauvres supplémentaires, ce qui représente au total 1 enfant sur 5 en situation de pauvreté sur notre territoire. La France se classe en 30ème position sur 41 pour cette évolution.

Les effets dévastateurs de la crise

Derrière ces chiffres, le rapport souligne une réalité et des préoccupations alarmantes : beaucoup d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté et les conséquences sur leur quotidien risquent d’avoir des effets à très long terme. Les enfants sont les grands oubliés des débats autour de la crise économique et financière. Le rapport parle même de signes manifestes que toute une génération d’enfants et de jeunes grandit dans des conditions de privation que leurs parents et grands-parents n’ont jamais connues.

Concrètement, que signifie la pauvreté pour les enfants ? C’est une question de ressources pour les familles, mais c’est aussi une question de privation pour les enfants dans leur quotidien : des enfants qui dorment tête-bêche dans un lit, font leurs devoirs là où ils peuvent, parfois sur des cuvettes de toilettes, ont une image de soi dégradée… Nous savons aujourd’hui que vivre dans des conditions de privation affecte largement la réussite à l’école. Enfin, ils vivent également dans l’anxiété car ils absorbent l’angoisse de leurs parents.

Quelles solutions pour améliorer la situation ?

Le centre de recherche Innocenti de l’UNICEF montre que la force des politiques de protection sociale est un facteur déterminant dans la prévention de la pauvreté. Les Etats ont la possibilité de faire évoluer leurs politiques publiques afin de réduire l’impact de la récession sur les conditions de vies des enfants et adolescents et à faire de leur bien-être une priorité absolue. Sans ces mesures spécifiques et ciblées, dans un certain nombre de pays, une génération entière pourrait être sacrifiée.

Rapport ci-dessous.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.unicef.fr.