Stop à la maltraitance animale !

« La France, championne européenne de l’abandon d’animaux » titrait l’Express du 18 juin dernier. Avec 100 000 animaux abandonnés chaque année dont une grande partie est euthanasiée, l’autre recueillie par des bénévoles, "c'est le palmarès de la honte. Il faut taper du poing sur la table et dire ça suffit", soulignait Reha Hutin, la présidente de la Fondation 30 millions d'amis.

Il faut pourtant rappeler que l’abandon d’un animal est susceptible d’être puni de deux ans de prison et de 30 000 € d’amende. Néanmoins, ces sanctions ne sont que trop peu appliquées. Fort de ce constat, Éric Alauzet avait été cosignataire d’une tribune appelant à durcir la législation afin d’en finir avec ces abandons massifs.

C’est pourquoi il soutient l’initiative du ministre de l’Agriculture de lancer une mission parlementaire sur les abandons d’animaux de compagnie. Elle devra dresser l’état des lieux sur la situation actuelle. « Il faut des chiffres non discutables et expliquer aux Françaises et aux Français qu’il y a des règles ». Le rapport devra être rendu dans les six mois a indiqué Didier Guillaume, qui rencontre l’ensemble des professionnels et des associations concernés par le bien-être animal.

Le ministre a par ailleurs confirmé que la castration à vif des porcelets serait interdite à compter de fin 2021. « Il faudra faire autre chose, il faudra une anesthésie » a-t-il souligné. 

Cette décision fait suite à une autre annonce importante : l’interdiction du broyage des poussins mâles à fin 2021.

Éric Alauzet s’en félicite, lui qui avait dès septembre 2015 sensibilisé le gouvernement, lui rappelant que chaque année ce sont 50 millions de poussins mâles qui sont éliminés de manière cruelle dès leur naissance. 

Bien sûr, on peut toujours trouver que ça ne va pas assez vite. Pour autant, les choses avancent par étape et vont dans le bon sens. Il faut aussi le faire en partenariat avec les professionnels et les filières, et non pas contre eux. 

Force est de constater que la lutte contre la maltraitance animale progresse, même s’il reste encore du chemin à parcourir pour éliminer toute souffrance. Pour maintenir le cap, Éric Alauzet est ce jour signataire d’une nouvelle tribune qui témoigne de son engagement en faveur de la cause animale : 

LES PARLEMENTAIRES DE LA MAJORITE, SENSIBLES A LA CONDITION ANIMALE AVONS ETE ENTENDUS !

Nous députés de la majorité mobilisés pour l’amélioration de la condition animale en France, u contact des citoyens, des associations, des agriculteurs et des filières, avons depuis le premier jour de notre mandat sensibilisé, puis poussé le gouvernement à s’emparer du sujet du bien-être animal avec ambition. 

Aujourd’hui, nous avons de bonnes raisons de croire qu’une vraie volonté d’avancer existe au plus haut niveau de l’Etat.

Nous sommes satisfaits d’avoir été entendus par le gouvernement et que les travaux des représentants de la Nation aient permis un engagement fort des ministres concernés.

Pour ce qui nous concerne et à titre d’exemples :

- pour les animaux de rente, nous souhaitons une série de mesures fortes à l’instar de la fin du broyage à vif des poussins et de l’interdiction de la castration à vif des porcelets.

- pour les animaux de compagnie, dans le droit fil de la tribune sur l’abandon parue en juin dernier et signée par 240 parlementaires, nous attendons un grand plan d’action anti-abandon.

- pour les animaux sauvages, nous souhaitons des avancées significatives sur les spectacles avec animaux sauvages (delphinariums, cirques, montreurs d’ours, …).

- pour les animaux d’expérimentation, nous attendons des mesures concrètes pour le développement de méthodes alternatives au modèle animal.

La cause animale n’est pas l’apanage d’un parti politique. C’est un sujet transpartisan.

Nous, députés de LaREM, nous avons investi ce sujet en sincérité et responsabilité.

Le rapport homme-animal doit évoluer, c’est un impératif, c’est aussi notre conviction.

A la hauteur de l’enjeu et de son attente auprès des Français, nous sommes prêts à soutenir des mesures fortes, nécessaires et concrètes.

Nous serons vigilants à ce que les mesures qui seront annoncées traduisent pleinement cet élan progressiste.