Protection des plus fragiles face à la crise : assouplissement et prolongation des aides

Le Gouvernement prolonge l'aide exceptionnelle pour les travailleurs précaires

Compte tenu des incertitudes liées à l'évolution de la situation sanitaire et des difficultés actuelles sur le marché du travail, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion a annoncé le prolongement de l’aide exceptionnelle pour les travailleurs précaires.

Grâce à cette aide, toutes celles et ceux qui ont travaillé au moins 138 jours en CDD ou en intérim au cours de l’année 2019, mais qui, du fait de la crise, n’ont pas pu travailler suffisamment en 2020 pour avoir droit à l’allocation-chômage, bénéficieront d’une garantie de revenu minimum de 900 euros net par mois, et ce jusqu’à l’été.

Initialement prévue pour couvrir les mois de novembre à février, cette aide a d’ores et déjà bénéficié à plus de 400 000 personnes, parmi lesquelles 165 000 jeunes de moins de 30 ans. Elle s’adresse également aux saisonniers et aux travailleurs de l'événementiel, particulièrement touchés par la crise sanitaire.

Cette aide inédite, d’un montant de plus d’un milliard d’euros, témoigne de la détermination du Gouvernement à protéger les plus fragiles, et en particulier les jeunes, en ces temps difficiles.

 

Garantie jeunes : le Gouvernement assouplit ses critères pour qu’elle bénéficie à tous les jeunes qui en ont besoin

Dans la cadre du plan « 1 jeune, 1 solution », le Gouvernement s’est engagé à doubler le nombre de bénéficiaires de la Garantie jeunes, pour qu’en 2021, 200 000 jeunes sans emploi ni formation puissent être accompagnés dans leur insertion professionnelle.

Pour atteindre cet objectif, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion a annoncé l’assouplissement des critères d'éligibilité :

  • les jeunes pourront être reconnus, à titre exceptionnel et par leur conseiller, comme autonomes du foyer fiscal de ses parents. Jusqu’à présent, l’inverse pouvait dissuader certains jeunes d’entrer dans le dispositif par peur de causer des difficultés financières à leur famille;

  • leurs ressources seront évaluées soit sur 6 mois soit sur 3 mois, selon ce qui leur est le plus favorable ;

  • la durée du parcours d’accompagnement pourra être modulée de 9 à 18 mois (au lieu de 12 mois) ;

  • et les jeunes en situation de handicap pourront y accéder jusqu'à 30 ans.

 

Par ailleurs, le budget des Missions locales sera augmenté de 140 millions d’euros, pour atteindre 495 millions en 2021.

Ces premiers assouplissements s'inscrivent dans la perspective des travaux que mène le Gouvernement pour bâtir une « Garantie jeunes universelle », qui pourrait conduire à la généralisation de la rémunération des parcours vers l'emploi.