Projet de loi de finances 2021 : un budget ambitieux pour répondre à la crise

Le projet de loi de finances pour 2021 a été présenté lundi 28 septembre 2020 en Conseil des ministres. Dans un contexte de crise sans précédent, ce budget structurel se veut ambitieux et maîtrisé.


Un budget de relance

Dans un contexte de crise sans précédent, le PLF 2021 est d’abord, et surtout, un budget de relance centré autour d'un plan massif de 100 milliards d’euros, avec un objectif de 42 Mds€ investis d'ici à la fin de 2021.

Fin décembre 2020, 10 milliards d'euros auront été investis pour soutenir les entreprises, aider à la relocalisation industrielle, soutenir l'emploi, notamment des jeunes.

Le plan de relance consacre 35 milliards d'euros au financement des mesures de solidarité et de soutien à l'emploi (PGE, fonds de solidarité, chômage partiel de longue durée, formation, etc).

Les entreprises les plus en difficulté du fait de l'épidémie de Covid-19 pourront toucher 10.000 euros mensuels du fonds de solidarité (jusque-là plafonné à 1.500 euros par mois). Cette mesure s'adresse aux entreprises fermées administrativement ou à celles dont le chiffre d'affaires aura baissé de 80% à cause de la crise sanitaire. 

Le sens du plan de relance est aussi de préparer les investissements de demain et prendre un temps d'avance sur l'avion à hydrogène, pour ouvrir une usine d'électrolyse parmi les plus importantes au monde dans quelques années, inaugurer la première usine de batteries électriques en France d'ici à 2022, renforcer nos atouts dans la nano-électronique, de la santé, de la médecine, etc...  


Un budget qui permet au Gouvernement de mettre en œuvre ses engagements 

Alors que les comptes publics ont été maîtrisés depuis 2017, le PLF 2021 est aussi un budget qui permet au Gouvernement de tenir un certain nombre d'engagements :

D’abord au regard de la baisse des impôts, répartie pour moitié en faveur des ménages et des entreprises. Entre 2018 et 2021, cet allègement fiscal représente, an total, 45 milliards d’euros.

Exemples : taxe d'habitation totalement supprimée d'ici à 2023, baisse des impôts de production de 10 Mds€ à partir du 1er janvier 2021. Objectif en 2022 : taux d'imposition de toutes les entreprises ramené à 25%.

Le PLF 2021 permet également de poursuivre le financement des politiques prioritaires en faveur notamment de la justice (budget du ministère : +8% en 2021), l’éducation (400 M€ de revalorisations salariales dès 2021), la recherche, la transition écologique, les armées, la sécurité, et l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Un contexte budgétaire atypique

Si la crise actuelle a dégradé les comptes publics de façon inédite, le contexte budgétaire est atypique cette année.

Le Gouvernement veut cumuler un plan de relance, avec un objectif d’investissement de 100 Mds€, et son imbrication au sein d’un budget plus classique.

La 3ème brique de cet automne budgétaire interviendra en novembre avec un 4ème projet de loi de finances rectificative pour 2020, qui constitue une réponse d’urgence aux secteurs en crise.

 


Les trois grandes priorités du PLF 2021


La transition écologique comme objectif stratégique

Plus de 30 milliards d'euros permettront d'accélérer la transition écologique (rénovation énergétique des bâtiments publics et privés, décarbonation de l'industrie, transition agro-écologique et de la filière animale, du développement de la filière hydrogène vert, etc...)

Le député Eric Alauzet a à ce sujet questionné le Ministre Bruno le Maire sur périmètre du budget vert afin de savoir si des garanties à l'export d'hydrocarbures à partir d'énergies fossiles seront intégrées :


 
 


La compétitivité des entreprises et l'indépendance de l'appareil productif

Dix milliards d'euros de baisse d’impôts de production par an pour 300.000 entreprises : réduction de moitié de la CVAE ou de la taxe foncière. L'impact sur les recettes des régions et des communes sera compensé intégralement par l'État.


La cohésion sociale et territoriale

Il s'agit de protéger les Français les plus vulnérables et d'assurer la cohésion sociale et territoriale pour que les inégalités ne se creusent à cause de la crise. La préservation de l'emploi, et notamment l'accompagnement des jeunes, est ainsi au coeur de notre stratégie.