Maintenir nos efforts face à l’épidémie

Quinze jours après la mise en place du confinement pour lutter contre la deuxième vague de l’épidémie, le Premier ministre, accompagné du ministre des Solidarités et de la Santé, de la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports et du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, a dressé un premier bilan et dessiné des perspectives sur l’évolution du confinement.

 

Un impact sanitaire encore très lourd

Au cours de la dernière semaine, entre 400 et 500 personnes sont mortes chaque jour du Covid.

 

La pression sur notre système hospitalier s’est fortement accrue et met nos soignants dans une tension extrême avec :

· 95 % de nos capacités normales de lits de réanimation hors crise ;

· 1 hospitalisation toutes les 30 secondes ;

· 1 admission en réanimation toutes les 3 minutes ;

· 40 % des personnes admises en réanimation ont moins de 65 ans.

 

Pour pouvoir faire face à cet afflux et accompagner les soignants dans leur combat, sont mises en place des mesures fortes :

· La déprogrammation d’un certain nombre d’opérations moins urgentes ;

· Une mobilisation sans précédents des soignants retraités et des étudiants ;

· Une mise en service des tests antigéniques qui viennent compléter les tests PCR ;

· Des évacuations sanitaires d’une région à une autre avec plus de 120 réalisées depuis le 23 octobre dernier ;

· La mise en place de 1 360 lits supplémentaires.

 

Des frémissements qui encouragent à continuer nos efforts

Le premier bilan est positif : le confinement est respecté et les premiers résultats que nous attendions sont là mais doivent se confirmer dans la durée.

 

Les chiffres montrent une vraie baisse de l’activité et donc des possibilités de transmission du virus : 22% de déplacements domicile-travail en moins, 85% en moins de déplacements en train sur des grandes distances.

 

D’un point de vue médical, on observe une baisse des contaminations de 16% sur 7 jours. C’est une bonne chose mais nous devons rester prudents car il s’agit d’une tendance récente donc fragile, qui ne montre pas encore d’effets sur le nombre d’hospitalisations.

 

Il serait donc irresponsable de lever ou d’alléger le dispositif dès maintenant. Les règles du confinement restent donc inchangées pour au moins 15 jours supplémentaires.

 

L’enjeu des jours qui viennent est de ne pas relâcher les efforts mais de les amplifier. C’est dans cet objectif que les forces de l’ordre sont mobilisées.

 

Le pic de la deuxième vague devrait arriver selon toute vraisemblance dans nos hôpitaux en début de semaine prochaine. Si cela se confirme alors des mesures d’allègement seront envisageables à partir du 1er décembre pour les commerces seulement et avec un protocole sanitaire renforcé.

 

Un soutien économique massif

Il est également primordial de continuer à apporter un soutien économique massif, pour protéger les victimes économiques du confinement. Toutes les mesures économiques massives mise en place au début du mois continuent donc de s’appliquer dans les 15 jours qui viennent.

 

La question des loyers restait néanmoins un sujet d’inquiétude pour de nombreux commerçants. Le Gouvernement a donc décidé de mettre en place un dispositif simple, massif et nouveau :

· pour les entreprises jusqu’à 250 salariés, les bailleurs qui renonceront à demander leur loyer à leur commerçant-locataire fermé par le confinement toucheront un crédit d’impôt à hauteur de 50% du loyer ;

· pour les entreprises de 250 à 5 000 salariés, le dispositif s’applique également mais dans la limite des 2/3 du montant des loyers.

 

 

Un suivi pédagogique et social renforcé

Une attention toute particulière est donnée aux situations d’isolement des étudiants, ainsi chacune des 800 cités universitaires de France va disposer de deux référents étudiants qui viendront renforcer le travail des services des CROUS, notamment pour accompagner les étudiants de première année et les étudiants les plus en difficulté.