La santé mentale des enfants et des adolescents au cœur de l’action du Gouvernement

La santé mentale est une priorité de santé publique depuis le début du quinquennat, notamment celle des enfants et des adolescents. Aussi, Le Président de la République, s’est rendu hier au CHU de Reims, au sein du Service de psychiatrie de l’enfant et l’adolescent en présence du ministre des Solidarités et de la Santé et du secrétaire d’Etat en charge de l’Enfance et des Familles.

A l’occasion de ce déplacement, le chef de l’Etat est revenu sur les chantiers en cours suite aux engagements pris auprès des pédopsychiatres en janvier dernier, à la fois pour répondre à l’urgence de la situation à laquelle sont confrontés enfants et adolescents, mais également pour apporter une réponse structurelle ambitieuse au secteur de la pédopsychiatrie.

Le 14 janvier dernier, le Président de la République s’était en effet entretenu en visioconférence avec des pédopsychiatres qui l’alertaient sur la dégradation de la santé mentale des enfants et des adolescents et de l’observation d’une pression sur les services d’urgences pédiatriques et pédopsychiatriques.

Dans un contexte de crise qui exacerbe les troubles psychologiques, il a été constaté fin 2020 :

-une hausse moyenne de 40% des recours aux urgences pour ce motif, par rapport aux années précédentes

-que 40% des parents avaient déclaré avoir observé des signes de détresse psychologique chez leur enfant lors du premier confinement en raison notamment de l’absence de relations sociales suite à la fermeture des établissements scolaires

Afin de répondre à cette situation de détresse, le Président de la République a annoncé la mise en place d’un « forfait 100% psy enfants », qui donne accès à 10 séances de psychologie sans avance de frais pour tous les enfants de 3 à 17 ans. Il sera activable tout au long de la crise, auprès de psychologues partenaires identifiables sur une plateforme, et dans le cadre d’un parcours de soin passant par tout médecin qui prescrira ce forfait d'urgence.

Mais, les difficultés psychologiques ne s’arrêteront pas avec la crise. Il faut accompagner les jeunes sur le long-terme. Les Assises de la santé mentale, prévues cet été, seront l’occasion d’aborder ce sujet et permettront de faire aboutir de nouvelles propositions.