Combattre les inégalités sociales et protéger les plus fragiles


Depuis le début du quinquennat, l’Etat s’est fortement engagé pour l’égalité des chances. En témoignent des mesures fortes comme le dédoublement des classes de CP et CE1 en REP et REP+, qui concerne près de 300 000 élèves chaque année ; l’instruction obligatoire à partir de trois ans ; les « vacances apprenantes », qui a permis à 500 000 enfants de bénéficier de l’école ouverte cet été ou encore les « colonies apprenantes » avec 125 000 enfants et jeunes partis en vacances cet été.

La lutte contre la précarité alimentaire est aussi un engagement fort, plus nécessaire encore face aux conséquences sociales de la crise sanitaire.

 

Ainsi, pour faire face aux inégalités sociales et scolaires, les cordées de la réussite et les internats d’excellence sont renforcés.

Plus de deux fois plus de bénéficiaires des cordées de la réussite

Lancées en 2008, les cordées de la réussite permettent une plus grande équité sociale dans l’accès aux formations de l’enseignement supérieur, et notamment aux filières les plus sélectives. Il existe aujourd’hui 80 000 bénéficiaires des cordées de la réussite. Ce dispositif passera à 
200 000 et ses moyens renforcés, avec plusieurs objectifs :

- Identifier dès la classe de quatrième des jeunes et les accompagner jusqu’après baccalauréat ;

- Permettre d’avoir un tutorat renforcé ;

- Offrir l’accès à la culture et au sport en dehors de l’école ;

- Accompagner au mieux les familles et les convaincre qu’accéder à des études longues est important pour leur enfant ;

- Mettre à disposition des bourses pour financer les études.

 

Un internat d’excellence par département

On compte aujourd’hui en France une quarantaine d’internats d’excellence. D’ici la rentrée 2022, chaque département devrait disposer d’un internat d’excellence. Ces internats vont permettre aux jeunes d’avoir accès à un accompagnement beaucoup plus fort et de favoriser des parcours d’excellence pour tous.


Face à la crise sanitaire et ses conséquences économiques et sociales, la lutte contre la précarité alimentaire est plus jamais une nécessité.

Installation ce mardi 8 septembre du Comité national de coordination de la lutte contre la précarité alimentaire. Il réunira tous les acteurs de l’aide alimentaire, Etat, collectivités et associations, pour dresser un état des lieux partagé et faire le retour d’expérience de la crise de la Covid-19, capitaliser sur les bonnes pratiques mises en place à l’occasion du confinement et les renforcer, structurer durablement la coordination des acteurs.

Des moyens accrus pour faire face à la crise

Le budget annuel à l’aide alimentaire a été augmenté de près de 80%. Avec 39 millions d’euros annoncés en avril et 55 millions annoncés en juillet, au total 94 millions supplémentaires ont été inscrits au budget de l’Etat au bénéfice des associations et des collectivités.

Pour venir en aide aux personnes sans abri, 50 millions d’euros ont été déployés dans la mise à disposition de chèques alimentaires.
Il faut par ailleurs rappeler l’engagement financier de l’Union européenne à travers le FEAD (Fonds européen d’aide aux plus démunis) consacré en France à l’aide alimentaire.

France Relance : la lutte contre la précarité portée par le plan de relance

Pour les associations de lutte contre la pauvreté, un plan de soutien de 100 millions d’euros sera déployé sous la forme d’un appel à projet, qui comportera un volet national et un volet territorial. Il sera axé autour de trois principales thématiques : la promotion de services innovants ; la transformation des dispositifs au service de l’autonomie des personnes ; l’optimisation des systèmes d’information et des infrastructures logistiques des associations.

Afin de venir en soutien aux acteurs engagés dans le développement de l’accès à des produits locaux, 30 millions d’euros seront consacrés à l’opération « Paniers Fraîcheurs ».

Enfin, pour venir en aide aux personnes en situation de grande exclusion, 10 millions d’euros seront consacrés à la création de cuisines solidaires.