Accord commercial UE/US : l’Accord de Paris comme arbitre

Le jeudi 11 avril dernier s’est tenu à Bruxelles un débat sur l’ouverture d’une négociation commerciale entre l’Union européenne et les Etats-Unis.

Conformément à l’engagement du Président de la République, la France est opposée au lancement de toute négociation commerciale avec des pays qui se placent en dehors de l’Accord de Paris sur le climat.

C’est une question d’équité dans nos relations commerciales (les normes environnementales ne peuvent pas s’appliquer à certains et pas à d’autres), et c’est une question de valeurs : l’Europe doit être exemplaire et ferme dans sa défense du climat.

La France a donc indiqué qu’elle votait contre ce mandat commercial. Elle ne porte pas seule ce combat mais elle doit faire entendre une voix forte dans un moment de vérité car c’est le projet européen à long terme qui est engagé.

Grâce à son engagement avec ses partenaires européens depuis plusieurs semaines, elle a obtenu des avancées importantes, comme la fin du mandat « TTIP » (qui n’avait jamais été actée), l’exclusion de l’agriculture de toute discussion avec les Etats-Unis (comme s’y est engagée la Commission européenne) et la prise en compte de l’impact environnemental des produits dans la définition des droits de douane.

Toutefois, compte tenu de la position des Etats-Unis à l’égard de l’Accord de Paris, élément essentiel de la lutte pour le climat, et des pressions commerciales exercées ces dernières semaines par les Etats-Unis, le compte n’y est pas et la France ne peut donc pas soutenir une telle négociation commerciale.

Il faudra poursuivre ce combat, notamment au Parlement européen, sans lequel aucun accord commercial ne peut être approuvé à l’issue des négociations. C’est un enjeu majeur des prochains mois et du choix des élections européennes.

La France continuera à porter haut son engagement pour le climat, en faisant des propositions concrètes.