Anniversaire du Débarquement : « Un peuple qui ne connaît pas son histoire est condamné à la revivre »

Regarder l’Histoire en face, comme la réalité d’aujourd’hui, est un impératif pour ne pas s’égarer alors que la guerre, même si cela pouvait nous paraître encore impensable il y a peu, est de retour sur le continent européen. Alors, les commémorations de la Libération prennent une signification toute particulière.

En juin 1944, 156 000 jeunes hommes – principalement britanniques, canadiens et américains – débarquaient en Normandie, sur les plages et par les airs, pour une guerre, un pays, un continent, qui pouvaient ne pas apparaître comme les leurs. En réalité, ils savaient, qu’à travers cette guerre, c’étaient les valeurs, la démocratie et un modèle de société qu’ils avaient en partage avec la France et ses alliés, qui étaient menacés.

Aussi, les propos du Président ukrainien, prononcés ce vendredi 7 juin dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, ont-ils résonnés profondément avec l’Histoire. « L’Ukraine et donc l’Europe, l’Europe et donc la France » a lancé Volodymyr Zelensky, des paroles qui faisaient écho à notre engagement et notre responsabilité à nous dresser en Européens et à nous porter, à notre tour, en libérateurs d’une nation amie agressée. Ainsi, 143 milliards d’euros ont été mobilisés par l’Union et ses États membres, assortis d’un appui humanitaire et politique, qui n’aurait pas vu le jour dans de telles proportions sans l’impulsion française.

Volodymyr Zelenzky a par ailleurs remercié le Président Macron de « n’avoir pas laissé l’Europe sans leader et l’Ukraine sans la France au moment qui était décisif ». Il a également remercié la France « d’avoir choisi le côté de l’humanité dans cette guerre, le côté de la culture, du droit international ». Un soutien qui ne faiblira pas.

Des propos salués et applaudis debout par une majorité des députés, malgré l’attitude plus que timorée des députés RN et Insoumis dont on connaît les rapports ambigus, voire de proximité ou de complaisance avec le pouvoir russe. Un pouvoir qui sait parfaitement utiliser les divisions qu’il a nourries. Il y a quatre-vingts-ans, la France et l’Europe, avec l’aide notamment des États-Unis, ont réussi à mettre fin à l’invasion nazis alors que ces derniers étaient sur le point de l’emporter dans les premières années de la guerre, quand la France était divisée sur l’attitude à adopter face à la puissante armée du Reich. C’est bien le sursaut au sein de la Nation et du bloc occidental qui a permis, grâce à l’union, de vaincre l’envahisseur et de retrouver la paix sans que jamais aucune ligne rouge n’ait été fixée. Ce n’est pas en étant faibles que l’on se prémunit de la guerre, bien au contraire.

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