Déficit public : les leçons des oppositions

Le déficit public de la France est excessif et c’est malheureusement le cas depuis plus de trente ans. Sur les dix-sept dernières années, seules les premières de la présidence d’Emmanuel Macron ont permis de le contenir sous les fameux 3% du PIB. Là, la pandémie du Covid-19, la guerre en Ukraine et l’inflation ont interrompu cet interlude vertueux.

La raison ? Le reflux plus rapide que prévu de l’inflation en 2023 qui a réduit les recettes de l’État de 21 milliards d’euros et a conduit à ce déficit public de 5,5% du PIB, au lieu des 4,9% prévus en décembre 2022. Tous les pays de la zone euro ont connu une même évolution. Heureusement, la France a réussi à maintenir, en 2023, une croissance autour de 1% quand l’Allemagne entrait en récession.

Bien sûr, il n’en fallait pas plus aux oppositions pour crier au « dérapage » et à la « faillite ». Les plus allants étant, bien entendu, Les Républicains (LR) qui tentent encore de passer pour des parangons de vertu budgétaire ; eux, qui ont pourtant contribué, comme les autres, au creusement de la dette depuis 30 ans et qui, lors des débats budgétaires pour 2024 ont proposé pas moins de 127 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour plaire aux uns et si peu d’économies pour ne pas déplaire aux autres. De son côté, la France Insoumise (LFI) proposait 1.000 milliards d’impôts supplémentaire (sic), quand le Rassemblement national (RN) nous donne le tournis en tentant de coller aux sondages et à l’opinion.

Ce sont les mêmes qui s’offusquent aujourd’hui de la situation de nos finances publiques alors qu’ils se sont bien entendu opposés à la réforme des retraites – qui permettra pourtant d’économiser 17 milliards d’euros à terme – et qu’ils ont dénoncé la fin du bouclier tarifaire sur l’électricité. Bref, ils sont pour tout ce qui plaît et contre tout ce qui déplait.

Ceci étant dit, le Gouvernement et la majorité présidentielle entendent bien maintenir l’objectif de revenir à un déficit public inférieur à 3% du PIB d’ici à 2027 et comptent poursuivre les réformes pour faire des économies nécessaires et atteindre le plein-emploi qui constitue le meilleur moyen de garantir les ressources du pays et de la protection sociale (cf. l’article intitulé « Le Premier ministre s’adresse aux Français et réaffirme les priorités du Gouvernement en matière de travail »). Pourrons-nous compter sur les oppositions pour y contribuer ? Chacun a la réponse.

La réduction de notre dette publique constitue une nécessité et un devoir : un devoir vis-à-vis des générations futures que nous ne devons pas lester de nos besoins du moment et qui auront tant à faire, ne serait-ce que pour relever le défi climatique.

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