Déplacement du président de la République à Bordeaux à l’occasion de la prestation de serment de la nouvelle promotion de l’École Nationale de la Magistrature

À l’occasion de la prestation de serment de la nouvelle promotion de l’École Nationale de la Magistrature, le président de la République s’est rendu à Bordeaux vendredi 9 février 2024 accompagné du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, du garde des Sceaux, ministre de la Justice ainsi que du ministre délégué chargé des Comptes publics.

Le chef de l’État a chaleureusement félicité les 459 nouveaux auditeurs de justice qui composent la plus grande promotion de la Vème République. Cette promotion illustre les effets concrets de l’engagement du président de la République, parfois seul contre tous, en faveur de grandes lois régaliennes et témoigne de l’ambition fixée depuis 2017 de réarmer notre justice : « tel est le sens de cette promotion : réarmer notre justice, depuis trop longtemps sous-dotée. »

À la suite de la disparition de Robert BADINTER, le chef de l’État a tenu à rendre hommage à celui « qui combattit sa vie durant, pour les Lumières, pour la justice, pour la France, ce qui était pour lui trois fois le nom de son idéal ».

Le président de la République a ensuite rappelé que le réarmement de la justice « est la traduction de notre volonté concrète de redonner à la justice les moyens dont elle manquait cruellement » :
– Depuis 2017, les moyens ont augmenté de moitié (46%), en 2027 le budget de la justice aura augmenté de 60% ;
– En 7 ans, 1000 magistrats et 1050 greffiers nouvellement recrutés ;
– Depuis 2020, 2400 contractuels recrutés, en CDI, grâce à la création de la nouvelle fonction d’attaché de justice ;
– D’ici 2027, 1500 magistrats, 1800 greffiers et au moins 1100 attachés de justice seront recrutés.

Le chef de l’État a ensuite insisté sur l’impératif que « notre République rende la justice avec rapidité, efficacité et responsabilité » pour « réconcilier nos concitoyens avec l’autorité judiciaire et être à la hauteur du moment que nous traversons ».

Pour une justice plus rapide, notre impératif est de diviser les délais par deux d’ici 2027 grâce à la simplification des procédures pénales ou civiles, avec le déploiement plus massif des procédures amiables. En première instance, les décisions de justice devront être rendues en moins d’un an de délai.

Pour y parvenir, le Président a annoncé que 50% des procédures pénales seront dématérialisées d’ici la fin de l’année en même temps que sera généralisée totalement la plainte en ligne à l’été.

Pour une justice plus efficace, livraison du programme de construction de 15 000 nouvelles places avant la fin du quinquennat dans 19 établissements pénitentiaires, création au cours du 1er quinquennat de tribunaux de proximité et simplification et diversification des modes de recrutement dans la magistrature.

Pour une justice plus responsable, le Président a exprimé son souhait que les citoyens aient davantage confiance dans l’impartialité des magistrats, il a également rappelé l’élaboration de la charte de déontologie des magistrats ainsi que l’adaptation de ceux-ci lors de leurs expressions publiques à la société médiatique et technologique qui change profondément les usages.

Face aux voix qui voudraient saper la légitimité de la justice, le président de la République a rappelé aux futurs magistrats qu’ils auront à vivre « dans une époque où les vents mauvais se sont à nouveau levés et où s’installant sur le doute, certains chercheront à vous bousculer et ce faisant, à nous bousculer. Alors, il vous appartiendra, en tant qu’autorité, institution, comme magistrat, de rester loin de ces vents et de ces passions tristes, de douter toujours, mais de porter cette part d’espérance de notre République et de notre Nation, celle qui a besoin d’une Justice, de ses rituels, au service de notre loi, celle qui a besoin d’une Justice indépendante, forte pour continuer à croire et à vivre ensemble, car c’est cela une République, c’est cela notre République et notre Nation. ».

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