Un arrêt maladie sans jour de carence pour les fausses couches

La loi du 7 juillet 2023 renforce l’accompagnement des couples face à une interruption spontanée de grossesse. Elle modifie le code du Travail et instaure un parcours pluridisciplinaire pour accompagner les intéressés.

La loi du 7 juillet 2023 prévoit de « favoriser l’accompagnement des couples confrontés à une interruption spontanée de grossesse dite fausse couche ».

Pas de délai de carence

Parmi ses dispositions, elle instaure à partir du 1er janvier 2024 un arrêt maladie sans jour de carence pour les femmes victimes d’une interruption spontanée de grossesse ayant eu lieu avant la vingt-deuxième semaine d’aménorrhée. L’indemnité journalière est alors accordée sans délai.

Cette mesure s’applique dans le secteur privé, public, pour les professions indépendantes et non-salariées agricoles.

Un parcours pluridisciplinaire

La loi prévoit également la mise en place à partir du 1er septembre 2024 par les agences régionales de santé (ARS) d’un parcours pluridisciplinaire associant professionnels médicaux et psychologues hospitaliers et libéraux pour accompagner les femmes confrontées à une fausse couche, ainsi que leur partenaire le cas échéant.

Protection contre le licenciement

La loi renforce aussi la protection contre le licenciement en modifiant le code du Travail.

Le contrat de travail ne peut être rompu pendant les dix semaines suivant une fausse couche médicalement constatée (entre la quatorzième et vingt-et-unième semaine d’aménorrhée incluses), sauf en cas de faute grave ou d’impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à l’interruption spontanée de grossesse.

Étiquettes
,


Pin It on Pinterest