Nouvelle-Calédonie : une nouvelle occasion pour les oppositions d’affaiblir la France

2018, 2020, 2021 : trois dates qui honorent l’accord de Nouméa, signé en 1998, et qui resteront gravées comme le symbole d’un processus démocratique de décolonisation et d’autodétermination du peuple néo-calédonien. Par trois fois, donc, les néo-Calédoniens ont affirmé leur volonté de rester Français… mais, aujourd’hui,  certains semblent l’oublier !

C’est l’examen, par l’Assemblée nationale, du projet de loi constitutionnelle (PJLC) portant modification du corps électoral pour les élections au congrès et aux assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie qui a mis le feu aux poudres et qui a conduit à la mise en place de l’état d’urgence. Le texte prévoit en effet d’élargir le corps électoral calédonien pour les élections provinciales – gelé depuis les accords de Nouméa de 1998 – afin d’y intégrer toutes celles et tous ceux qui sont nés ou qui vivent sur l’île depuis au moins dix ans.

Évidemment, il n’en fallait pas plus aux extrêmes pour se jeter dans la polémique et verser dans ce qu’ils préfèrent : l’opposition systématique.

L’extrême-droite – qui se revendique patriote, voire nationaliste, dans l’Hexagone – devait logiquement se réjouir que les néo-Calédoniens aient, par trois fois, réaffirmé leur souhait de rester Français. Pourtant, Marine Le Pen, pour qui il s’agit d’abord de surfer sur les colères, a proposé l’organisation d’un quatrième référendum…

De leur côté, la gauche et l’extrême-gauche ont voté contre le projet de loi constitutionnelle, donnant ainsi raison à ceux qui considèrent – se fondant sur l’ancienneté de présence sur le territoire calédonien – que toute personne qui n’est pas kanak est forcément un colonisateur… Une posture à l’opposé des discours tenus pour l’Hexagone, où les mêmes plaident – certes à  juste titre – pour accorder les mêmes droits aux descendants d’immigrés au nom du droit du sol.

Le poison de la division s’avère finalement être le programme commun des deux extrémités de l’échiquier politique.

Face aux violences et aux émeutes sur l’île, le Président de la République, Emmanuel Macron, a ouvert le dialogue sur place en vue d’un accord institutionnel global (cf. l’article intitulé « Le président de la République s’exprime depuis la Nouvelle-Calédonie »).

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