Être européen c’est avoir confiance en la France

Le 25 avril dernier, sept ans après son premier « discours de La Sorbonne », le Président de la République, Emmanuel Macron, est revenu nous parler d’Europe dans un discours très attendu, et bien au-delà des frontières de notre pays. Il faut se souvenir que le premier discours, prononcé en 2017, avait surpris – et particulièrement nos voisins européens – tant il portait une ambition nouvelle, voire inédite, pour l’Europe.

Emmanuel Macron avait notamment remis au cœur du débat européen le concept de « souveraineté » ; et ce, avant même la pandémie de la Covid-19, la crise inflationniste et la crise énergétique consécutive à la guerre en Ukraine. Désormais, il n’est plus question de faire l’impasse sur les concepts d’autonomie stratégique, de souveraineté industrielle, alimentaire, énergétique, sanitaire et, bien entendu, de défense… Également, ce premier discours avait permis d’impulser de nombreux projets comme la taxe carbone aux frontières de l’Europe, la « Boussole stratégique », le traité d’Aix-la-Chapelle, la Communauté politique européenne, etc.

Bien sûr, beaucoup de chemin reste à parcourir et nous devons sortir de l’Europe naïve… Mais il faut reconnaître que grâce à Emmanuel Macron, aux députés français de Renew Europe et aux compromis passés avec d’autres forces politiques modérées, nous pouvons dire – comme aime à le rappeler l’eurodéputé Bernard Guetta – que « l’Union européenne parle [désormais] français ». Ayons l’honnêteté de reconnaître que cela n’a pas toujours été le cas tant l’influence allemande était importante.

La seconde adresse d’Emmanuel Macron aux Européens permet donc de tracer le chemin qu’il reste à parcourir pour une Europe puissante, prospère et humaniste.

Le Président de la République a d’abord rappelé qu’en sept ans l’Union européenne a opéré six transformations majeures, en choisissant l’unité financière – pour sortir de la pandémie ; l’unité stratégique – sur des sujets comme la santé, l’énergie et la défense ; en créant les bases d’une plus grande souveraineté technologique et industrielle ; en permettant de penser, de préparer et de planifier les grands défis de l’Europe – particulièrement les transitions écologique, avec le Pacte Vert, et numérique ; en reprenant en main la maîtrise et la protection de ses frontières – avec le Pacte asile et immigration ; et enfin, en repensant sa géographie pour mettre en place des coopérations avec son voisinage et le continent européen dans son ensemble – notamment grâce à la Communauté politique européenne.

Partant des constats que l’union européenne doit faire face au « réarmement généralisé du monde », qu’il existe un risque de « décrochage » du modèle économique de l’Europe et que notre modèle démocratique, humaniste et libéral est remis en cause, le Président de la République a détaillé des propositions pour une Europe puissante, prospère et humaniste (cf. l’article ci-dessous intitulé « Le président de la République s’exprime sur l’Europe à la Sorbonne »).

En somme, cette ambition européenne – réaffirmée par Emmanuel Macron dans « Sorbonne II » – doit nous rappeler que face aux crises et au retour de l’impensable, nous n’avons jamais autant eu besoin de l’Europe pour nous protéger et pour avancer !

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